The AI Con. How to Fight Big Tech’s Hype and Create the Future We Want
Les mots utilisés sont de plus en plus vagues et laissent à penser que des solutions aussi vagues vont résoudre des problèmes gigantesques. Notamment par l’emploi de “machine qui pense”, une définition qui n’est pas suffisamment précise car elle ne permet pas de penser le terme de “machine”, ni de “penser”, mais juste fait référence au “test de Turing”.
Nous devons pointer les questions et montrer comment les termes sont vagues et parfois ridicules,
il faut résister aux storytelling et à cette stratégie de solutionnisme, et se poser des vraies questions
Qu’est-ce qui a besoin d’être automatisé ? Qu’est-ce qui va être laissé à l’automatisation ? […] Qui bénéficiera de cette technologie ? Qui en sera détenteur ? Qui et quelle organisation en bénéficie ou en tireront bénéfice ? Nous avons vu de nombreux cas où l’automatisation avait rendu les riches de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Souvent les sociétés utilisent le mot automatisation comme excuse pour remplacer des métiers rémunérés et stables, par de beaucoup plus précaire et beaucoup moins bien payé.
Et puis, il faut aussi se poser la question: comment le système est développé ?Quel type de données sont travaillées ou collectionnées ? Et dans quel but ? Ensuite, s’interroger sur la rapidité s’il s’agit d’aller vite. Remettre en question la vitesse avec la Fast Fashion ou le fast-food qui, de la même manière que la Fast IA produit autant d’exploitation que de conditions de travail extrêmement précaire.
En gros, le terme intelligence artificielle est un fourre-tout qui désigne des applications informatiques disparates qui utilisent diverses sortes de stratégies algorithmiques (lorsque j’étais à l’université, à la fin des années 1980, c’était la mode des systèmes experts).
Pour développer la littératie en intelligence artificielle
Un article du Devoir nous apprend que le document affirme que « le principal problème avec l’intelligence artificielle (IA) est que les Canadiens ne la comprennent pas. »Les Canadiens ne comprennent pas ce qu’on appelle communément l’intelligence artificielle, en commençant par les membres de son gouvernement, incluant Evan Solomon, ministre fédéral de l’Intelligence artificielle (ou artificieuse, selon le point de vue).
Google Accused of Illegally Killing a Massive Forest for Its New Data Center Project
Killing a Massive Forest for Its New Data Center Project.
Local bird species may have been impacted by the area being razed.
The forest also serves as a critical ecological connection, allowing animals to spread from one habitat to another.
John Harris — citations
« C’est sans précédent » : l’essor de l’IA aux États-Unis laisse le reste du monde à la traîne.
Le Cuivre, une matière en tension
Un data center IA de 1 GW = 27212 tonnes de cuivre. Pas une erreur d’arrondi. Pas juste « un peu de câbles ». C’est la production annuelle d’une mine de taille moyenne engloutie dans un seul site. Et il s’en construit à l’échelle industrielle. Les batteries, les véhicules électriques, les réseaux électriques, tout cela nécessite le même métal. On réinvente la civilisation, mais les mines ne suivent pas. Le prix n’est pas cher. Il est en retard.
Se poser VRAIMENT la question de l’IA, pour qui, pour quoi (bon ça j’y reviendrais…) en tant que société ;
L’explosion des data centers et de l’IA : Un data center = des kilomètres de câbles, de serveurs, de systèmes de refroidissement, d’unités de distribution d’énergie et de transformateurs qui utilisent d’énormes quantités de cuivre. Dès aujourd’hui avec l’essor de l’IA, la demande en serveurs a bondi de 40% en 2023 (source : Synergy Research). Et demain… On a tous bien entendu que les prévisions sont de DOUBLER les capacités mondiales de calcul des data center d’ici 5 ans.
Notes de GW
La machine insatiable
Défoncer la finance néolibérale : innover sans les « marchés », ou l’IA autrement
Le problème étant qu’on ne parle pas tout à fait des mêmes ordres de grandeur.L’investissement « IA », tant en volume qu’en vitesse, ridiculise littéralement toutes les grandes vagues d’investissement qui ont marqué l’histoire du capitalisme étasunien — chemins de fer, autoroutes Interstate, plan Marshall, station spatiale : tous des nains.
“Je suis prêt à envisager la faillite plutôt que de ne pas gagner cette course », déclare Larry Page, fondateur de Google, sans avoir visiblement idée de combien la suite des événements pourrait le prendre au sérieux. On imagine sans peine la ruée quand ce genre d’idée, trompeté comme il faut, avec tous les ressorts de la légende des pionniers, vient se planter dans les têtes. Et ruée il y a eu. À trillions donc.
Intelligence artificielle & technofascisme : les accointances du camp progressiste
« schisme entre « techno-progressistes » et « technofascistes »
Les protagonistes de ce débat secondaire s’accordent sur le principal : il n’est pas question – ni possible – de détruire cette mégamachine dont chacun convoite la puissance pour son propre camp.
The AI Con. How to Fight Big Tech’s Hype and Create the Future We Want
Le réseau crasseux de la Bulle I. A.
Est-ce que les centres de données vont prendre le chemin des grands malls abandonnés ?
La déréglementation financière est une gigantesque machine à pomper les épargnes du monde entier pour les injecter dans les hot spots du moment, dûment désignés et légendés comme tels par le discours du capitalisme étasunien — jadis la mirifique dotcom, aujourd’hui l’extraordinaire IA. Alors fouettées par la propagande financière, car on peut bien l’appeler ainsi, les épargnes affluent de partout, et des investissements colossaux sont financés par un pompage colossal.
autres
Première lettre d’information de CaféIA
Les plateformes sont désormais inondées de contenus sans intérêts, de spams, de slops, de contenus de remplissage à la recherche de revenus.
Que se passera-t-il lorsque nous ne saurons plus s’il y a quelqu’un à l’autre bout du fil de ce que nous voyons, lisons ou entendons ? Y aura-t-il encore quelqu’un d’ailleurs, où n’aurons-nous accès plus qu’à des contenus génératifs ?
Les risques liés à l’obsolescence rapide des serveurs IA
Le risque du data center obsolète avant livraison
Alors que les hyperscalers allongent les durées d’amortissement (5–6 ans) pour augmenter les bénéfices déclarés, la durée économique réelle n’est que de 1–3 ans. Les économistes alertent sur ce qu’ils considère comme une « bombe à retardement financière ». Le risque est réel, il repose sur la pénurie d’électricité (30–50 % des projets retardés en 2026) ; la pénurie d’équipements électriques (5 ans de délai pour les transformateurs, contre 24–30 mois auparavant) ; les projets annulés (environ 50 % des data centers prévus pour 2026) ; et l’obsolescence avant extraction de valeur du data center conçu pour 20 ans mais obsolète en 2 ans.
OpenAI retire son modèle d’images IA Dall-E
Dall-E part à la retraite. Le 12 mai, OpenAI mettra fin au LLM de génération d’images par IA qui a contribué au lancement de l’engouement pour l’IA. Cela marque la fin de la disponibilité publique de la série de modèles Dall-E, qui a contribué à faire connaître la génération d’images assistée par IA.
OpenAI débranche son application de vidéo IA Sora
OpenAI met soudainement un terme à son application de vidéo IA Sora.
L’entreprise souhaite se concentrer davantage sur le texte et le code, plutôt que sur les applications vidéo qui nécessitent une puissance de calcul phénoménale.
« Nous faisons nos adieux à Sora », a déclaré l’entreprise via un message sur X. La société précise que de plus amples informations suivront prochainement. Les utilisateurs auront également la possibilité de sauvegarder leurs créations. Selon plusieurs sources, l’entreprise souhaite se focaliser davantage sur le texte et le code, plutôt que sur l’application de vidéo IA Sora, très gourmande en énergie. Cette annonce marque également la fin de l’accord d’un milliard de dollars avec Disney.
La collecte de données par la robotique a le potentiel d’être bien plus qu’une simple répétition dystopique du remplacement humain, comme on la présente souvent. Lorsqu’elle est bien menée, elle peut devenir, pour de nombreux travailleurs et ménages, une source supplémentaire de travail rémunéré — bien plus proche de la manière dont les plateformes de livraison ont créé de nouvelles sources de revenus que de la façon dont l’automatisation industrielle supprime une équipe de travail.
La bonne réaction n’est donc pas de céder à la panique.
Un pays sérieux n’interdit pas tout nouveau marché du travail sous prétexte qu’il est lié à la technologie. Il met en place des systèmes pour s’assurer que sa valeur profite à sa population.
Si elle peut encore légèrement améliorer la détection précoce, l’intelligence artificielle aide surtout les pompiers dans le feu de l’action.
Caméras intelligentes, capteurs, drones et satellites promettent de détecter un départ d’incendie avant qu’il ne devienne incontrôlable. Un marché estimé à un milliard de dollars qui pourrait être multiplié par 2,5 d’ici dix ans.
FireTracking fonctionne 24/7 avec une transmission d’alerte instantanée et une levée de doute optimisée grâce au zoom optique 42x. Nos systèmes sont conçus pour minimiser les faux positifs et garantir une réactivité absolue en cas de départ de feu.
Méga-feux : les start-up dopées à l’IA à l’assaut des incendies
Nouvelle industrie mondiale
L’Allemande OroraTech déploie ses propres satellites thermiques, tandis que l’Américaine Pano AI équipe déjà plus de 250 services de secours. États, collectivités, exploitants forestiers, énergéticiens ou assureurs deviennent les principaux clients de ces solutions. À côté des Canadair et des moyens terrestres, une nouvelle industrie mondiale est en train de naître : celle des plateformes d’IA capables de repérer un incendie avant qu’il ne se transforme en catastrophe.
Les mégafeux comme celui en Gironde ouvrent une dimension inconnue de l’histoire humaine, de la vie sur Terre
Consumérisme dopé à l’intelligence artificielle
S’y ajoute une évolution rapide des températures moyennes territoriales en Europe plus qu’ailleurs, aux conséquences particulièrement graves pour les espèces. Notre modèle économique de plus en plus inégalitaire s’éloigne irrésistiblement de son cadre démocratique antérieur et d’un objectif de bien-être général, au seuil d’un consumérisme dopé à l’intelligence artificielle. Mérite-t-il de nous laisser glisser vers les scénarios les plus noirs, créditant une mortalité massive dans un avenir proche à l’échelle mondiale ?
L’IA, arme fatale contre les incendies en Europe ? « On ne saura plus faire sans »
Mégafeux : les start-up dopées à l’IA à l’assaut des incendies
Face à la multiplication des mégafeux, une nouvelle industrie est en train d’émerger. Caméras intelligentes, capteurs, drones et satellites promettent de détecter un départ d’incendie avant qu’il ne devienne incontrôlable. Un marché estimé à un milliard de dollars qui pourrait être multiplié par 2,5 d’ici dix ans.
Epistemic void
L’IA est alarmante pour de nombreuses raisons : c’est une bulle financière dangereuse, une catastrophe environnementale et un outil réduisant salaires et force de travail. Mais en plus de tout cela, l’IA est un désastre épistémique. […] Telle est la vie sous l’emprise de l’IA : un monde d’incertitude, un vide épistémologique rempli de fantasmes plausibles, dont certains sont en réalité bien réels. Un monde où il est impossible de savoir ce qui est vrai, et où tout pourrait être faux. Ce monde complexe et technique – celui qui a donné naissance à l’IA – regorge de questions complexes et techniques, et aucun d’entre nous n’est en mesure d’y répondre par lui-même. Vous n’êtes pas stupide, mais même un génie de sa génération ne pourrait acquérir l’expertise nécessaire pour répondre à la longue liste de questions de vie ou de mort auxquelles nous sommes confrontés chaque jour. […] Des additifs alimentaires à la pédagogie, en passant par les techniques psychothérapeutiques et l’épargne-retraite, il vous faudrait une centaine de vies pour obtenir les 200 doctorats nécessaires afin de répondre vous-même à ces questions.
Défoncer la finance néolibérale : innover sans les « marchés », ou l’IA autrement
Sans des trillions, nous ne pouvons rien, à moi fonds de pension, épargnes japonaises, chinoises, étasuniennes, “Choose France”
autres
L’intelligence artificielle générative est un gigantesque parasite
Or, l’IA générative, en même temps qu’elle vampirise des ressources, possède une capacité inédite à saturer l’espace social de bruit. Le simple fait de se demander si un contenu (un texte, une vidéo ou une illustration) a été produite par l’IA est une manifestation de cette capacité de nuisance. En permettant la production massive de contenus dont l’origine devient difficile à établir, l’IA a engendré un marché de la suspicion généralisée, sur lequel prospèrent des entreprises de détection comme Pangram. Ces entreprises prétendent résoudre un problème créé par les technologies sur lesquelles reposent leurs propres dispositifs, tout en s’arrogeant le pouvoir de départager les productions humaines et artificielles.
Pour remplir cet « internet de vide », l’IA est assez efficace.
L’IA inonde le web de contenus qui le détruisent.
En augmentant à l’infini l’offre de contenu, le système s’apprête à s’effondrer sur lui-même :
Calling Bullshit: The Art of Skepticism in a Data-Driven World
Accélérer la désinformation.
Interférer avec le gouvernement représentatif.
Saper l’anonymat.
Prendre des décisions opaques.
Concentrer le pouvoir entre les mains de quelques-uns. C’est beaucoup.
Quand on a un marteau dans les mains…
Quand on a un marteau dans les mains, tous les problèmes ressemblent à des clous. C’est une réalité qui n’a pas du tout attendu le boom de l’intelligence artificielle pour exister sur le marché des biens et des services.
Everything is becoming smart
r/mildlyinfuriating - Everything is becoming smart 🤦🏻
Even the simplest thing as a toaster
John Harris — citations
Nous sommes confrontés à un choix : les centres de données ou les foyers ?
Notes de GW
Le réseau crasseux de la Bulle I.A. La machine insatiable Est-ce que les centres de données vont prendre le chemin des grands malls abandonnés ?
Et comme je préfère encore marcher en forêt que dans un data center, je vous emmène explorer ce décalage… avant qu’il ne nous explose au visage.
Sommes-nous libres de refuser les techniques que nous ne voulons pas ?
Sommes-nous libres de refuser les techniques que nous ne voulons pas ?
Notes du collectif
Prouvez que vous êtes humain. Sans cesse et davantage se constitue une forme de justification à être humain.
Contre l’injonction de suivre le gigantisme technicien.
Contre l’efficacité
Contre les appareil conviviaux de plus en plus productif qui sont en fait de moins en moins productif
Cybercommunisme
Qui possède les moyens de la puissance renonce rarement à les employer.
Le Règne machinal (avant-propos)
Parce que « nous » avons fait de la Terre, un milieu extra-terrestre, comme Mars ou Vénus.
The bottom will fall out of its economy first
The question, imho, is not whether there is a 10% change that AI will kill us all, but whether there is a 90% chance that the bottom will fall out of its economy first.
autres
Le fantôme de l’immédiateté
un appauvrissement auquel participe un rapport au monde fondé sur le fantôme de l’immédiateté…
André Lebeau — citation
Nous atteignons un stade où s’annonce un conflit global entre l’évolution technique et la survie de l’humanité.
L’Éléphant au milieu du couloir
L’IA est le principal moteur et son appétit énergétique ne fera qu’augmenter.
La technologie n’est pas une fin en soi. Elle doit servir le bien commun, ou elle nous détruira.
Nos modes de vies ne sont pas du tout compatibles avec la raréfaction des ressources.
Comprendre les mécanismes de la pénurie, c’est déjà agir.
Mérite-t-il de nous laisser glisser vers les scénarios les plus noirs, créditant une mortalité massive dans un avenir proche à l’échelle mondiale ?
L’IA a besoin d’être dimensionnée
Il ne s’agit pas de choisir entre innovation et écologie, mais entre deux conceptions de l’innovation : celle qui considère que toute capacité supplémentaire trouvera nécessairement son usage, et celle qui accepte que, dans un monde aux ressources limitées, la pertinence d’un usage soit une condition préalable à son déploiement.
Faillite hydrique mondiale
Faillite hydrique mondial
Trou de mémoire
200 millions d’années plus tôt se déployait, sur Terre, la forêt de Gondwana, parcourue par les dinosaures.
Cher Jacob,
Chaque fois que l’on interroge les gens sur leur opinion concernant l’IA, la grande majorité d’entre nous s’oppose à un développement incontrôlé et souhaite qu’elle soit réglementée, interdite ou suspendue jusqu’à ce qu’elle soit sûre. Ainsi, un nombre croissant de personnes comme nous, partout dans le monde, travaillent sans relâche à la construction d’une grande digue de coordination, un édifice suffisamment solide pour que le raz-de-marée de cette course puisse se disperser en s’y heurtant. Ne faites pas ce que trop d’autres ont fait, cette attitude que tu as dénoncée : agir comme si la situation n’était qu’un peu préoccupante alors que nous sommes en réalité au bord du gouffre.
Nourris au plastique, des bébés oiseaux souffrent de démence
Nourris aux IA, des humain-e-s souffrent de démence.
Quoi qu’il en soit des impacts, il est de toute façon permis de se demander si les IAs génératives, et leur mise à disposition sous forme de Chatbot, sont une bonne chose dans l’absolu. Il y a des idées qui sont juste de mauvaises idées, même si elles semblent inéluctables. Dans ce cas tous les impacts, même petits, sont déjà du gaspillage.
Florence Maraninchi — intervention au labo de maths de Nanterre (support PDF)
Pourquoi ? Au détriment de quoi/qui ? Au profit de qui ?
Nous avons un gros problème qui appelle une réaction collective
autres
Péché d’orgueil : la tech peut-elle vraiment se permettre l’IA générative ?
L’humanité peut elle se permettre l’IA générative ?
Autrement dit : les promesses à date peu tangibles des pontes de la tech, et les quelques usages pertinents noyés dans une marée d’utilisations inutiles par les entreprises comme le grand public, justifient-ils des centaines de milliards d’investissement, un chamboulement complet de nos systèmes éducatif ou économique, des conséquences environnementales et cognitives mal mesurées mais déjà incontestables ?
Discours de réception du prix Nobel de la paix 2018
“La réalité troublante est que l’abondance de nos ressources naturelles– or, coltan, cobalt et autres minerais stratégiques alimente la guerre, source de la violence extrême et de la pauvreté abjecte au Congo.”
« Les géants du numérique sont des prédateurs de la connaissance »
Mais de très nombreux boulots de l’économie informelle − traducteurs freelance, etc. − sont déjà remplacés par des IA génératives. Comme je le disais, la plupart des capitalistes se moquent de la qualité : ils veulent simplement quelque chose d’« assez bon » (good enough)
Peut-être en profiterons-nous pour poser les questions essentielles. Pourquoi voulons-nous cette technologie ? Pour qui ? On peut imaginer un consortium public de scientifiques et d’ingénieurs − une sorte de CERN de l’IA. Ils collaboreraient avec des experts d’autres disciplines afin d’intégrer les impacts écologiques, éthiques et sociaux
« L’IA ne doit pas être un prétexte à l’abandon de l’écriture »
Au fond, le plus dangereux n’est pas l’existence de l’IA, mais sa captation par quelques grandes entreprises privées, dont l’objectif premier n’est pas le progrès de la connaissance mais le profit. Idéalement, l’IA devrait devenir un commun : un bien collectif, accessible à tous, gouverné démocratiquement. Cela implique de défendre des modèles ouverts, de promouvoir la transparence des algorithmes et de favoriser les logiciels libres.
« Les géants du numérique sont des prédateurs de la connaissance »
Mais de très nombreux boulots de l’économie informelle − traducteurs freelance, etc. − sont déjà remplacés par des IA génératives. Comme je le disais, la plupart des capitalistes se moquent de la qualité : ils veulent simplement quelque chose d’« assez bon » (good enough)
Peut-être en profiterons-nous pour poser les questions essentielles. Pourquoi voulons-nous cette technologie ? Pour qui ? On peut imaginer un consortium public de scientifiques et d’ingénieurs − une sorte de CERN de l’IA. Ils collaboreraient avec des experts d’autres disciplines afin d’intégrer les impacts écologiques, éthiques et sociaux
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« L’IA, mes étudiants et moi : le semestre passé constitue la pire expérience de ma vie d’enseignant »
A mesure que la technologie s’immisçait dans nos existences, je vis exploser le nombre d’étudiants qui tentaient de valider mes séminaires en rendant des devoirs intégralement factices ou, de façon plus sophistiquée, en mêlant cette pseudo-écriture générée par l’IA à leurs propres phrases. Le semestre qui vient de s’achever en juin constitue la pire expérience de mon parcours académique, aussi bien en tant qu’étudiant qu’enseignant.
L’IA, ce surprenant nouveau collègue
Il faut sans attendre se demander comment la relation homme-machine va transformer l’humanité. […] On peut même se demander si une IA universelle, sollicitée de plus en plus par une humanité toujours plus dépendante, n’irait pas elle-même s’appauvrissant, n’étant plus nourrie par suffisamment de contradictions et de créations émanant de personnes s’étant confrontées, corps, âme et imagination mêlés, au réel.
Visages créés par IA : cette aptitude très rare permet de ne jamais se faire piéger
À l’heure des deepfakes, des chercheurs de la Vanderbilt University ont mis au point l’AI Face Test pour mesurer qui sait vraiment repérer un visage généré par IA. Derrière les scores se cache une capacité visuelle méconnue qui pourrait tout changer.
Sur les réseaux sociaux, des visages parfaits défilent, sourient, posent comme s’ils sortaient d’un album de famille. Certains appartiennent à de vraies personnes, d’autres n’ont jamais existé. Beaucoup jurent qu’ils ne sauraient plus reconnaître un visage créé par une IA. Est-ce vraiment perdu pour tout le monde ?
Quatorze mille visages volés
Quatorze mille visages volés. C’est le bilan de la saisie, le 12 juin 2026, de deux plateformes spécialisées dans la publication de deepfakes à caractère sexuel non consentis, par les autorités américaines, françaises et italiennes, soit un total de 300000 images, 7000 vidéos. Le principal site réunissait 200000 utilisateurs et 4 millions de vues par mois, à raison de 50 mises en ligne chaque jour. Leur administrateur, un informaticien niçois de 47 ans, sera jugé le 7 juillet devant la 13ème chambre du tribunal correctionnel de Paris « pour les infractions d’administration de plateforme permettant des transactions illicites et complicité de diffusion de deepfakes », précise le communiqué du Parquet de Paris.
Usine à visages volés A qui appartient le visage d’un tableau ?
L’ONU documente par ailleurs des « fraud factories » en Asie du Sud-Est, en Birmanie et au Cambodge, qui industrialisent la fraude par deepfake à l’échelle régionale.
Des visages « plus vrais que vrais »
Les visages générés par IA suscitent plus la confiance que les vraies personnes, préviennent des chercheurs
Les visages générés par l’intelligence artificielle seraient considérés comme plus dignes de confiance que les images de véritables visages, préviennent des chercheurs, qui mettent en garde contre le risque de fraude en ligne, entre autres conséquences de ce phénomène.
De faux visages qui peuvent servir à commettre divers gestes aux conséquences négatives
Tom Hanks et Robin Wright ont été rajeunis « en temps réel » grâce à l’IA dans le nouveau film de Robert Zemeckis
L’acteur et l’actrice traversent les âges, 30 ans après « Forrest Gump », grâce à la technologie dans « Here : les plus belles années de notre vie », en salles le 6 novembre prochain. »Ils ont cherché sur le web des photos de nous à toutes les époques, tous les événements que nous avons filmés, toutes les photos de films, toutes les photos de famille qui ont pu exister quelque part. »Tom Hanks à propos du studio Metaphysics
Face à l’IA sauvage, l’acteur Matthew McConaughey brevette son image et sa voix
Déposer ou breveter son double
En janvier 2026, Matthew Mc Conaughey révélait avoir fait enregistrer comme marques plusieurs vidéos et extraits audio de lui-même, dont son fameux Alright, alright, alright. En avril, Taylor Swift faisait de même avec son image et des échantillons de sa voix. On ne couvre plus seulement un préjudice : on commence à déposer son propre double
autres
Man Shows Up to AI Job Interview With His Own AI to Interview for Him
Un homme se présente à un entretien d’embauche dans le domaine de l’IA, […] équipé d’une IA chargée de passer l’entretien à sa place. Graham a invité sa propre IA, baptisée Victor, à participer à un énième entretien avec le chatbot d’un employeur — une visioconférence insolite qui n’a pas tardé à dégénérer en un chaos absurde.
« Nous sommes tous les deux ravis de ce poste de responsable marketing chez Brightwell Home. Graham est une véritable force de la nature dans le monde du marketing et j’ai hâte de vous expliquer en détail pourquoi il est la personne idéale pour votre équipe. » « C’est un plaisir de vous rencontrer tous les deux », répondit l’IA de l’entreprise. « Tu es incroyablement impressionnant et très facile à vivre, Victor. »
Le vol de visage
Des gens peuvent louer ton visage.Tu as cédé ton visage.
Tu es monnayé entre 15 et 700 dollars pour une licence d’utilisation de ton visage dans le cadre de contenus générés par l’IA.
En Chine, des personnes louent leur visage à l’IA
L’essor de l’intelligence artificielle a donné naissance à un nouveau marché en Chine, où les gens peuvent louer leur visage. […] [les visages] servent simplement de matière première
De plus en plus de citoyens lambda découvrent que leur visage apparaît dans des séries générées par l’IA auxquelles ils n’ont jamais consenti à participer.
Le couple fantôme des experts fictifs des revues inexistantes avec des dates de publication inventées.
Michał Brzozowski, Neo Christopher Chung. Ces noms n’existent pas. Elena Vasquez et Marcus Chen sont apparus en tant qu’experts en volcanologie, astronautes, protagonistes de thrillers, animateurs de podcasts et coauteurs universitaires dans des centaines de documents générés par l’IA et produits indépendamment les uns des autres, alors qu’ils n’ont jamais existé.
La plupart des gens ne peuvent pas faire la différence entre une voix humaine et une voix d’IA
Les humains identifient correctement une voix générée par IA seulement 60 % du temps, à peine mieux que le hasard.
Atlas : un « coach mental » planqué derrière l’oreille
Atlas : un « coach mental » planqué derrière l’oreille
Avec son premier appareil, la jeune pousse Atlas veut mesurer notre présence d’esprit au quotidien. Ce petit capteur collé derrière l’oreille analyse l’activité cérébrale, le stress et l’effort mental pour aider à mieux comprendre ce qui nous réussit vraiment.
2026 sera l’année… des toilettes boostées à l’IA
2026 sera l’année… des toilettes boostées à l’IA
La vraie nouveauté se cache ailleurs. Dans la cuvette, un capteur analyse l’urine pour suivre différents indicateurs de santé. Les résultats s’affichent sur un écran mural pour une gestion continue de la santé et la détection précoce des maladies.
Soyons honnêtes : l’idée de toilettes qui vous observent n’a rien de très rassurant. Même si les fabricants jurent que les caméras ne voient que l’intérieur de la cuvette, même si tout est chiffré, même si l’objectif est médical, le malaise persiste. Confier ses excrétions à une IA, c’est franchir une frontière symbolique. Celle où plus rien n’échappe à la quantification… et où ce genre de données des plus intimes finissent stockées sur un cloud.
La question n’est donc pas seulement technologique. Elle est éthique, sociale, politique. Qui possède ces données ? Sont-elles correctement sécurisées ? À quelles conditions sont-elles partagées ? Que se passe-t-il quand la prévention devient un abonnement ? Et surtout : voulons-nous vraiment vivre dans un monde où même nos passages aux toilettes produisent des tableaux de bord ?
La cafetière connectée de ses parents saturait leur Wi-Fi en envoyant l’équivalent de 250 films en 10 jours
Une machine à café très bavarde
Le modèle concerné est une K-Supreme SMART. Cette machine sait se connecter au Wi-Fi, lancer une préparation à distance, programmer un café, s’allumer ou s’éteindre via une application, et répondre à Alexa ou Google Home. La fonction BrewID reconnaît certaines dosettes Keurig afin d’appliquer les réglages recommandés. La capture qu’il publie sur X affiche 9,94 Go en téléchargement, mais surtout 1.008,45 Go en envoi sur dix jours et neuf heures. Dit autrement, la machine aurait généré environ 97 Go de trafic montant par jour. À ce rythme, elle pouvait occuper une bonne partie de la bande passante et ralentir sérieusement le réseau domestique.
autres
Des dents blanches pour la fin du monde
Des dents blanches pour la fin du monde 🦷
Sauf que ladite brosse à dents représente parfaitement cette tendance de la tech : complexifier jusqu’au ridicule une pratique simple et globalement déjà assez bien maitrisée, ici le brossage de dents.
C’est une brosse à dents qui permet de visualiser votre cavité buccale, d’y détecter les espaces interdentaires, de les nettoyer au jet, d’utiliser un fil dentaire liquide [??], de distribuer du bain de bouche, d’enseigner des techniques d’hygiène bucco-dentaire, de filmer en direct et d’éliminer la plaque dentaire avec précision. C’est tout.
« La caméra macro de 100000 pixels est équipée de la technologie Gap Optical Targeting™, l’algorithme d’apprentissage automatique basé sur l’IA développé par Dyson. Elle analyse 28 images en direct par seconde pour identifier, suivre et anticiper les espaces entre les dents en temps réel. Dans les 100 millisecondes suivant la détection d’un espace par la caméra, l’appareil l’identifie et le nettoie à l’aide d’un jet conique de bain de bouche, agissant comme du fil dentaire liquide, pendant que vous vous brossez les dents.
The AI Bubble Has Become So Surreal That It’s Now Propping Up the Toilet Industry
la société japonaise Toto Ltd — sans doute la marque de toilettes intelligentes la plus connue des consommateurs américains — prévoit désormais que plus de la moitié de ses dépenses d’investissement totales au cours des prochaines années seront consacrées à l’IA.
Les toilettes de Toto sont de véritables merveilles technologiques : les bidets sont chauffés, les sièges se nettoient tout seuls et les chasses d’eau sont conçues pour économiser un maximum d’eau. Mais ce n’est pas pour cela que l’entreprise connaît un essor fulgurant grâce à l’IA.
Ce robot aspirateur peut vous apporter le petit-déjeuner au lit
Ce robot aspirateur peut vous apporter le petit-déjeuner au lit. Et ça change tout.
Vêtements intelligents et intelligence artificielle
Vêtements intelligents et intelligence artificielle
Une nouvelle technologie pour le diagnostic et le suivi des maladies neurologiques
Des groupes de recherche internationaux dirigés par le professeur Aldo Faisal, professeur de santé numérique à l’université de Bayreuth, ont mis au point un nouvel ensemble d’outils de diagnostic et de suivi des maladies neurologiques basés sur des capteurs portés sur le corps (wearables) et l’intelligence artificielle. Les biomarqueurs numériques peuvent déterminer les stades de la maladie actuellement atteints et la progression attendue de la maladie avec une précision sans précédent. Dans deux études publiées dans Nature Medicine, les chercheurs font état d’applications réussies de cette technologie d’IA, en prenant pour exemple l’ataxie de Friedreich et la Dystrophie musculaire de Duchenne.
Au lieu de réaliser des expériences scientifiques abstraites dans un laboratoire ou un hôpital, les gens pourront à l’avenir être examinés et traités dans leur vie quotidienne à l’aide de procédures numériques.
L’IA va décider quels vêtements sont à la mode et c’est bon pour la planète
L’IA va décider quels vêtements sont à la mode et c’est bon pour la planète
En utilisant l’intelligence artificielle pour prédire quels types de vêtements seront à la mode, les fabricants pourraient produire uniquement ce qui sera vendu, limitant ainsi l’impact environnemental du secteur textile.
De plus en plus de modèles d’IA sont utilisés pour analyser des milliers de photos, publications sur les réseaux sociaux, données de recherches, chiffres de vente et autres. Forcément plus rapides que l’être humain, ces systèmes repèrent les tendances qui ont statistiquement le plus de chances de devenir réalité. Ou de manière plus pragmatique, les vêtements qui se vendront bien. Si l’intérêt économique est évident, il y a en un autre qui en découle : l’intérêt écologique.
Le coût des infrastructures des centres de données au service de l’IA et ceux qui en paient le prix
Pour de nombreux pays, la demande croissante en matière d’IA et l’essor des centres de données qui en découle sont synonymes de croissance économique, de progrès technologiques et de nouvelles opportunités d’emploi. Mais alors que cette expansion dépasse le cadre réglementaire et met à rude épreuve les ressources locales, les populations s’interrogent sur la question de savoir si les coûts humains, environnementaux et infrastructurels justifient ce prétendu progrès.
Aux États-Unis, l’opposition aux data centers grandit et devient un objet politique
Les « hyperscalers » se sont lancés dans des investissements faramineux pour tenter de prendre les commandes du marché, pour ensuite louer des capacités aux puissances émergentes de l’IA, comme OpenAI et Anthropic. « les plus grands fournisseurs d’IA devraient dépenser environ 755 milliards de dollars [environ 660 milliards d’euros] en investissements en capital en 2026, et 920 milliards en 2027 »,« Nous allons nous assurer qu’à mesure que de nouveaux centres de données voient le jour – et il en pousse vraiment de partout –, la facture d’électricité des familles américaines va, en réalité, baisser », a expliqué le président américain
« Vous savez, vous allez devoir construire vos propres centres de données, et vous allez devoir construire vos propres centrales électriques. »
The data center rebellion is only the beginning
Brian Merchant
The $64 Billion Rebellion: Why Communities Worldwide Are Fighting Data Centers
The $64 Billion Rebellion: Why Communities Worldwide Are Fighting Data Centers
Stop Dirty Data Centres
Niamh Fitzgibbon, Data Centre Awareness Kildare (Ireland), said:
It’s our land, our water, our electricity and our health. Groups everywhere are facing runaway large-scale data centre development. Too often each community fights this alone, but the same issues are showing up everywhere, from Kildare to the rest of the world. Today we’re standing together, and if our representatives won’t represent us, we’ll represent ourselves.
Lou Welgryn, secrétaire général de Data for Good (France), a déclaré :
« Les centres de données se multiplient en France au nom de la souveraineté. Pourtant, 91 % d’entre eux sont exploités par des acteurs non européens. Nous renforçons en réalité notre dépendance, tout en nous engageant sur une voie incompatible avec nos objectifs climatiques. »
Marina Otero, Spanish Strategic Litigation Group (Spain), said:
“We must stop an industry that despite knowing the harms it creates, pursues maximum profits whilst risking the future of the planet.”
L’IA est sans limites, la Terre pas. Nos modes de vie face aux réalités physiques
Les data centers dédiés à l’IA consomment beaucoup plus… de tout. Et ce sont ces serveurs de calcul qui font exploser la consommation électrique des data centers IA.
On a prévu de doubler les data centers dans les 5 ans? mais le cuivre, les métaux et l’énergie fossile, eux, ne se multiplient pas. Et surtout des émissions de CO₂ qui explosent
« C’est une aberration » : pour les besoins de l’IA, les data centers veulent tourner au gaz fossile
« C’est une aberration » : pour les besoins de l’IA, les data centers veulent tourner au gaz fossile
Senators Demand to Know How Much Energy Data Centers Use
Senators Demand to Know How Much Energy Data Centers Use
Meta got a $3.3 billion tax break for its $10 billion AI data center and it could consume 20% of Louisiana’s power
Meta got a $3.3 billion tax break for its $10 billion AI data center and it could consume 20% of Louisiana’s power
Planning permission for new Scottish AI datacentres suspended for up to a year
MSPs vote for strict environmental impact assessments and will delay decisions until national strategy is developed
Le Maine vote un moratoire sur la construction de data centers, une première aux États-Unis
Tech : le Maine vote un moratoire sur la construction de data centers, une première aux Etats-Unis
15 avr. 2026-
Le Maine est devenu mardi le premier État américain à voter un moratoire sur la construction de grands centres de données. Cette mesure inédite est motivée par la flambée des prix de l’électricité et les inquiétudes environnementales suscitées par le boom des infrastructures liées à l’intelligence artificielle.
Au Chili, les data centers, portés par le boom de l’IA, encerclent Santiago
La banlieue de la capitale chilienne voit fleurir les projets d’implantation de centres de données, dopés par l’essor de l’intelligence artificielle et un assouplissement des règles environnementales. Les opposants dénoncent un accaparement des ressources, notamment l’eau.
Musk avait promis que son centre de données réutiliserait l’eau. Ce projet est désormais au point mort.
La société d’intelligence artificielle d’Elon Musk a brusquement interrompu les travaux sur une installation de réutilisation de l’eau destinée à soulager la pression sur l’approvisionnement en eau de la région de Memphis. Personne n’explique pourquoi.
En Irlande, les data centers dévorent désormais le quart de l’électricité du pays
L’Irlande, qui veut devenir le leader européen des data centers, est victime de son succès. Le pays n’arrive plus à fournir l’électricité demandée par les datacenters, pour répondre à la demande il doit construire de nouvelles centrales (fossiles évidemment)…L’Irlande, qui veut devenir le leader européen des data centers, est victime de son succès
Datacenters : l’Irlande coupe le courant, la France augmente la puissance
Datacenters : l’Irlande coupe le courant, la France augmente la puissance. L’Irlande, longtemps jackpot européen des datacenters, serre la vis : trop de serveurs, trop de watts engloutis, trop de pression sur le réseau.
« C’est comme un drone qui ne s’arrête jamais » : dans le Loudoun County, capitale mondiale des centres de données, le coût de l’IA
«C’est comme un drone qui ne s’arrête jamais»: dans le Loudoun County, capitale mondiale des centres de données, le coût de l’IA
AI data centers face increasing complaints about inaudible but ‘felt’ infrasound
News Jowi Morales Published May 10, 2026
Data centers are hurting the ears of the people living around them.
« Bien pire que ce que j’imaginais » : le centre de données « hyperscale » de l’Utah pourrait créer un immense îlot de chaleur
Des scientifiques de l’Utah craignent que le projet Stratos, actuellement à l’étude, ne génère suffisamment de chaleur pour modifier les températures, mettre à rude épreuve la faune et aggraver les menaces environnementales autour du Grand Lac Salé.
autres
A 600-acre AI data center could cost some Wisconsin residents their land
A 600-acre AI data center could cost some Wisconsin residents their land
The Data Center That Didn’t Exist
Nondisclosure agreements kept a $27 million land sale in Person County secret for months. Internal emails show county officials were preparing for a Microsoft data center well before informing the people who’d live beside it.
Colonialismo tecnológico: avanza expansión de centros de datos en América Latina
La proliferación de centros de datos responde a que el almacenamiento y procesamiento de datos a una escala monumental representa hoy en día una de las formas más importantes de acumulación de capital, según explica Jaime Villareal, integrante de May First Movement Technology, cooperativa que provee infraestructura tecnológica autónoma para organizaciones sociales.
The AI cloud boom: who’s counting the cost?
The AI cloud boom: who’s counting the cost?Reality checking the AI builder’s sustainability claims
L’IA repose sur une géographie concrète, mettant des territoires au service du calcul, selon une logique de comptoirs
Le capitalisme de données ne supprime pas l’espace, mais il le spécialise et l’organise à travers une série d’infrastructures physiques.” […] “Les comptoirs se développent aussi en France, aux portes de Paris, notamment en Seine-Saint-Denis, où le nombre de data centers ne cesse de croître. Ces bâtiments branchés au monde, consommateurs d’espace – une ressource rare dans la petite couronne – et d’énergie incarnent un effet d’enclave, avec des retombées économiques faibles pour le département le plus pauvre de France métropolitaine. Ces comptoirs du calcul permettent la mise en données des comportements humains, ce qui constitue l’autre forme d’extractivisme de l’intelligence artificielle.
Plus notre vie se numérise, plus les infrastructures physiques capables d’absorber cette masse de données se multiplient. La donnée n’est pas l’envers immatériel de l’infrastructure, elle en est l’un des moteurs.
US billionaires investing in the failure of the United States
More on this story after a short pause to digest this deep dive into the structures of your future.
NoKings
Bienvenue à Data City
Ils les appellent des cages. Elles ne renferment pas d’animaux, mais des forêts de serveurs dont s’échappent des cascades de câbles au jaune irréel, spaghettis comme dessinés par des enfants affamés. « Interdit de les toucher »,
Texas Republicans have a data center problem
Data center construction is unpopular among locals, and a majority of the facilities are being proposed in red, rural counties. That puts Texas Republicans in a tough spot, as the White House has encouraged states to let the centers flourish.
AI Companies Are Buying Tons of Old Books Because They’re Free of AI Slop
Les livres sont mangés par des IA autophages
Le projet Panama a été lancé début 2024, dans le but de « numériser de manière destructive tous les livres du monde »Dans le cadre du même règlement amiable conclu en 2025, le juge William Alsup a statué que la destruction et la numérisation de livres achetés légalement constituaient un usage loyal (fair use), contrairement à l’utilisation antérieure par Anthropic de copies piratées. Dans la course à l’IA, les données sont plus que jamais le nerf de la guerre. Afin d’entraîner leurs modèles, des mastodontes tels qu’Anthropic se tournent vers des ressources insoupçonnées tels les livres anciens.
Les entreprises spécialisées dans l’IA achètent des tonnes de vieux livres, car ils ne contiennent pas de « déchets » d’IA Emanuel Maiberg Emanuel Maiberg
Thiel, Musk et l’université « obsolète »
Des grandes fortunes du pays comme Peter Thiel ou Elon Musk n’hésitent pas à déclarer que l’IA rend obsolète l’idée même d’université. « N’y allez pas », répète ainsi Elon Musk. Les « Trade Schools », ces établissements qui forment des électriciens, soudeurs ou plombiers, connaissent, eux, un rebond d’inscriptions.
La régulation selon Anthropic : une IA ne doit pas pouvoir tuer « plus de 50 personnes »
Une IA ne doit pas pouvoir tuer « plus de 50 personnes »
L’objectif serait de permettre au gouvernement d’émettre un « ordre de blocage » de mise sur le marché ou d’utilisation d’un modèle « uniquement si celui-ci présente un risque prévisible et imminent de causer plus d’un milliard de dollars de dommages, ou de tuer ou de blesser gravement plus de 50 personnes »
Un mois d’utilisation standard de ChatGPT consomme environ la même quantité d’électricité que 20 à 30 trajets d’ascenseur (soit environ 1 à 2 trajets par jour sur un mois).
Tu es un hype manager qui doit convaincre tout le monde de monter dans le wagon en marche à plein régime pour éviter d’être dépassé, voire périmé en tant qu’humain.La fusée est partie à pleine vitesse. Après elle, le fait d’être mis de côté devient une sorte de mantra, un décollage au risque de perdre la vie.
Au nom de la compétitivité de l’entreprise. En l’absence fondamentale d’éthique sociale et épistémologique, tu dois faire autant de mal que nécessaire dès lors que c’est bon pour les affaires. Tu dois utiliser l’argumentaire déployé par les agriculteurs pour s’opposer à l’interdiction des pesticides et pour demander leur réintroduction : « Si nous ne le faisons pas les autres le feront, seront plus compétitifs que nous et ainsi le public subira de toute façon les effets néfastes sur sa santé mais il n’y a que nous qui subirons les effets néfastes économiques. » OU « Si nous faisons cela, la Chine ou XXXX ne le fera pas et nous passera devant. »
Rent a Human — annonce de réécriture « 100 % humaine »
Nous recrutons un véritable rédacteur humain — aucune IA n’intervient à aucun stade du processus.
Le travail : une fois que vous aurez été sélectionné, un texte privé de 648 mots sera débloqué dans votre dossier de mission. Lisez-le, puis réécrivez-le entièrement avec vos propres mots, en exprimant les mêmes idées avec une formulation originale. Chaque phrase doit être tapée par vous-même — pas de ChatGPT, pas d’outils de paraphrase, pas d’applications « humanisantes ».
Comment ça marche :
Postulez ci-dessous.
Soyez sélectionné : le texte complet s’affiche dans votre dossier privé.
Lancez un enregistrement d’écran AVANT de commencer à écrire et laissez-le tourner jusqu’à ce que vous ayez terminé. Un enregistrement continu de toute votre session : c’est la preuve que le travail a été réalisé par un humain.
Rédigez votre réécriture sous forme de fichier DOCX ou TXT.
Envoyez le document ainsi que l’enregistrement avant la date limite.
Votre soumission est analysée par un détecteur de rédaction par IA et l’enregistrement est examiné ; le paiement est ensuite débloqué lorsque le demandeur approuve votre travail.
Critères de réussite
Soumettez exactement une réécriture au format DOCX ou TXT UTF-8 et un enregistrement d’écran continu au format MP4, MOV ou WebM avant la date limite de la mission.
Sans action, les data centers vont saboter la transition énergétique — soit en verrouillant les fossiles, soit en cannibalisant les renouvelables.
Ressusciter Ned Ludd
Figure mythique de la contestation ouvrière, Ned Ludd est le capitaine des «briseurs de machines» qui ébranlèrent l’Angleterre au XIXe siècle. La fronde anti-IA contemporaine ferait bien de s’en inspirer.
La vague anti-IA se retourne contre les patrons de la tech, qui craignent pour leur sécurité
Appel au meurtre
“la police de San Francisco est intervenue à la suite de plusieurs menaces proférées à l’endroit d’employés d’Anthropic et d’OpenAI”. Elle a découvert “un manifeste appelant à assassiner PDG et investisseurs de l’IA” au cours de son enquête sur l’incendiaire de la maison de Sam Altman. L’homme, qui a été “inculpé de tentative de meurtre et tentative d’incendie criminel, plaide non coupable.
C’est que la colère contre l’IA et les data centers, la crainte d’une razzia sur l’emploi et l’environnement se font de plus en plus fortes. Un récent sondage a montré que 55 % des Américains considèrent que “l’IA fait plus de mal que de bien”.
Q1 2026: Data Center Watch Report
Appel au boycott
Au moins 45 projets, d’une valeur totale de 68 milliards de dollars, ont été entravés par une opposition locale au deuxième trimestre 2026. Parallèlement, les États ont intensifié leurs efforts pour renforcer la réglementation relative aux centres de données. L’opposition s’est avérée plus locale et plus ciblée sur des projets spécifiques, visant de plus en plus les procédures d’autorisation, les infrastructures et les décisions politiques individuelles, à mesure que le contrôle réglementaire s’étendait à 49 États.
Trill seekers: can scientists use AI and tutors to help birds remember lost songs?
When populations fall, fledglings can struggle to learn the right notes to attract mates. But research on how birds communicate offers hope for species’ survival
Amateurs de chants d’oiseaux : les scientifiques peuvent-ils utiliser l’IA et des tuteurs pour aider les oiseaux à retrouver les chants qu’ils ont oubliés ?
Lorsque les populations déclinent, les oisillons peuvent avoir du mal à apprendre les bonnes notes pour attirer des partenaires. Mais les recherches sur la communication chez les oiseaux laissent entrevoir un espoir pour la survie des espèces.
L’intelligence artificielle à l’écoute des poissons
Dans l’oreille des poissons, de minuscules pierres racontent toute une vie
Aujourd’hui, avec l’avènement des technologies 3D et de l’intelligence artificielle, les chercheurs exploitent des modèles volumiques bien plus précis, reconstitués à partir de radiographies multi-angles, pour analyser des millions d’otolithes chaque année. L’IA, capable d’apprendre les subtiles variations de forme liées à l’habitat (pélagique, benthique, démersal) ou aux conditions écologiques, révolutionne ainsi leur classification, leur datation et la gestion des ressources halieutiques, transformant ces modestes « cailloux » en outils incontournables pour décrypter la vie secrète des océans.
Favoriser la sobriété et prioriser les usages utiles à la transition et à la lutte contre le changement climatique ;
S’engager vraiment dans le recyclage à grande échelle
Se poser VRAIMENT la question de l’IA, pour qui, pour quoi (bon ça j’y reviendrais…) en tant que société.
La transition numérique, pour continuer comme avant ?
Par la grâce de l’intelligence artificielle, du numérique et des réseaux se trouve ainsi renouvelée la promesse que tout pourra continuer comme avant. Le même fantasme d’un usage à volonté de la force survit aux désastres qu’il engendre. L’écologie numérique rejoue la fiction de l’énergie pure et immaculée que jouait au XIXe siècle l’électricité. Elle permet surtout d’éluder la question décisive que nous adressent les énergies naturelles : celle du caractère mortifère de la temporalité secrétée par le monde industriel. Il y a au moins un point avec lequel nous pouvons en apparence tomber d’accord avec les promoteurs du tout numérique : la « révolution numérique » est bien la quatrième révolution industrielle après celle de la vapeur, de l’électricité et de l’automatisation. Mais au sens où elle prolonge, cumule et potentialise les trois précédentes et constitue la dernière étape du processus d’industrialisation amorcé il y a deux siècles. Comment s’extraire de ce cercle vicieux ?
Peut-être en convenant que le point à partir duquel nous pouvons imaginer sortir du cercle se trouve sous nos yeux, dans la conscience grandissante de l’enfermement auquel aboutit une puissance technologique indifférente à l’expérience ordinaire comme au besoin de présence des êtres humains.
Le premier point est de comprendre que l’intelligence artificielle est, pour le cinéma, un outil de création qui n’est néanmoins pas neutre. Pour les effets spéciaux, bien sûr, mais aussi, de façon plus méconnue, pour la restauration numérique de films anciens, avec en particulier la possibilité de recréer des parties manquantes ou de réparer des images abîmées. Ici, le travail réalisé par l’intelligence artificielle est imperceptible pour un spectateur ordinaire ; on parle alors d’« IA invisible ». Et c’est d’ailleurs cette invisibilité qui peut provoquer la peur de l’IA : elle est là, mais on ne s’en aperçoit pas, c’est une menace cachée.
Techno-plaintes : le cercle vicieux des réclamations
L’IA excelle dans la gestion des démarches administratives. Elle est capable d’analyser les clauses en petits caractères, de dénicher les failles et de rédiger des lettres de recours en quelques secondes.
La perspective est celle d’un cercle vicieux de plaintes et de services qui ne cessent de se détériorer. De plus en plus de personnes pourraient en venir à croire que le seul moyen d’obtenir un résultat est de tirer les ficelles ou de tricher. Au milieu de la colère et du mécontentement inévitables, le populisme prospérera.
L’imagination s’est tarie. La société a perdu toute fantaisie. Les villes toutes entières sont devenues des aéroports internationaux. La vie est devenue prévisible.
Grâce à une IA nouvelle génération, la plateforme Delirium propose une aide accélérée au délire. Vous tapez un prompt, un prompt ennuyeux comme votre vie (par exemple, ce soir, regarder un documentaire animalier) et la plateforme vous propose un délire à réaliser avec vos amis.
*PRO
HumanRental
Lorsqu’une IA ne sait pas réaliser une tâche elle-même, elle passe par la plateforme HumanRental où est automatiquement générée une annonce, une micro-offre pour quelques dollars. Plusieurs milliards d’humains sont en permanence connectés, qui louent ainsi pour quelques minutes ce qu’il leur reste d’humanité. Il peut s’agir de tâches très différentes : faire l’homme (ou la femme)-sandwich en portant des panneaux publicitaires devant un certain carrefour à San Francisco ou faire la queue au restaurant à New York pour un client fortuné ou l’écrire à la main pour un écolier qui a peur de se faire prendre ou le lire à voix haute avec sa voix d’humain. Les tâches qui exigent la présence physique dans un lieu précis sont beaucoup mieux payées. Attendre une heure à Paris ou à New York équivaut à réécrire environ 100 pages.
Mises à part quelques professions qui sont devenues très privilégiées, coiffeurs, infirmières, les derniers enseignants titulaires, tout le marché du travail humain passe par la plateforme HumanRental. Les métiers manuels n’ont pas échappé en général à la métamorphose. Une fois de temps en temps, l’IA qui dirige l’ensemble des robots ménagers demande un humain pour passer dans les coins que les robots ignorent„ ou venir relever un robot qui s’est pris les pieds dans le tapis.
Quelques municipalités, celle de Berlin, plusieurs village du Larzac, le quartier français de Shangaï, l’île de Xoirg, ont entièrement refusé les locations de courtes durées d’humain. Les humains ne se louent que pour six mois minimum. C’est presque comme avant.
Si vous décidez d’emménager dans l’île de Xoirg, allez page
Si vous décidez de répondre à une annonce HumanRental, allez page
$Travail, $louer, $texte,*PRO
Premium Visage Plus
Un matin, en passant à la borne, brancher votre téléphone et récupérer quelques messages, vous vous apercevez que toutes les photos stockées sur votre appareil ont été transformés. Les visages ont été remplacés par d’énormes et grossières émoticones.
Vous recevez une notification de votre opérateur :
« Tu oublies le vrai visage de tes amis ? Alors n’hésite pas une seconde. Avec l’abonnement Premium Visage plus, les visages de tes amis sur toutes tes photos en qualité supérieure. »
Vous refusez de céder. Vous comprenez que les plus simples photographies éclipsaient déjà la réalité sensible des visages amis, vous balancez votre téléphone dans le bac à marée.
La Réalité décodée en temps réel
C’est tout le réel qui se décode avec les IA lunettes, via de simples emoji qui se superpose à la réalité pour aider à décrypter le temps à venir, les intentions des gens, les animaux et toutes sortes de situations, ou encore des émotions et prédictions simple, pluie, colère, amour, tendresse, tristesse, soleil…
L’ia aide bien à comprendre le réel, on a plus besoin d’aller chercher l’information
Les images signe émotion sensibilise à notre humeur
La dernière fois vous étiez heureux et vous ne le saviez pas
Il a suffit de voir le signe pour le comprendre., votre bonheur
Et pour la pluie c’est très pratique, le signe donne la pluie
Et le beau temps, on finit par y croire, la dernière fois j’étais trempée et je croyais qu’il faisait beau
Mais quel bonheur d’avoir pu ainsi eu du soleil malgré la pluie.
Vous avez parfois du mal à décoder certains signes, l’emoji surpris ne vous donne pas assez de clefs, et vous pouvez passer des heures à vous demander ce que signifie tel ou tel signe… qui flotte sur un visage… Vous êtes en fait parfois bien attrapé, que le signe tornade arrive trop tard?
Toute votre maison s’est envoyée à cause d’un problème de connexion.
Vous n’avais pas pris le temps de vous renseignez croyant au bien fondé des lunettes
Làs vous jetez les appareils et votre coach bonne humeur et déconnexion conseille de v réapprendre à lire et à lire comme avant
Vous êtes enfin prêt pour un stage chez Groupe fin du monde p.XXX
Vous adorez et vous vous dites que pour rien au monde vous n’enlèverez les lunettes de vos yeux.
Vous courez vers Deep Fake de vous mêmes. P XXXX
27 dossiers · 137 fenêtres — glisser le fond pour se déplacer, la barre d’une fenêtre pour la déplacer ; molette ou + / − pour zoomer ; □ pour replier