Sans des trillions, nous ne pouvons rien, à moi fonds de pension, épargnes japonaises, chinoises, étasuniennes, “Choose France”
Thanato-solutionnisme, vampirisme et controverse
L’IA est alarmante pour de nombreuses raisons : c’est une bulle financière dangereuse, une catastrophe environnementale et un outil réduisant salaires et force de travail. Mais en plus de tout cela, l’IA est un désastre épistémique. […] Telle est la vie sous l’emprise de l’IA : un monde d’incertitude, un vide épistémologique rempli de fantasmes plausibles, dont certains sont en réalité bien réels. Un monde où il est impossible de savoir ce qui est vrai, et où tout pourrait être faux. Ce monde complexe et technique – celui qui a donné naissance à l’IA – regorge de questions complexes et techniques, et aucun d’entre nous n’est en mesure d’y répondre par lui-même. Vous n’êtes pas stupide, mais même un génie de sa génération ne pourrait acquérir l’expertise nécessaire pour répondre à la longue liste de questions de vie ou de mort auxquelles nous sommes confrontés chaque jour. […] Des additifs alimentaires à la pédagogie, en passant par les techniques psychothérapeutiques et l’épargne-retraite, il vous faudrait une centaine de vies pour obtenir les 200 doctorats nécessaires afin de répondre vous-même à ces questions.
Si elle peut encore légèrement améliorer la détection précoce, l’intelligence artificielle aide surtout les pompiers dans le feu de l’action.
Caméras intelligentes, capteurs, drones et satellites promettent de détecter un départ d’incendie avant qu’il ne devienne incontrôlable. Un marché estimé à un milliard de dollars qui pourrait être multiplié par 2,5 d’ici dix ans.
FireTracking fonctionne 24/7 avec une transmission d’alerte instantanée et une levée de doute optimisée grâce au zoom optique 42x. Nos systèmes sont conçus pour minimiser les faux positifs et garantir une réactivité absolue en cas de départ de feu.
Consumérisme dopé à l’intelligence artificielle
S’y ajoute une évolution rapide des températures moyennes territoriales en Europe plus qu’ailleurs, aux conséquences particulièrement graves pour les espèces. Notre modèle économique de plus en plus inégalitaire s’éloigne irrésistiblement de son cadre démocratique antérieur et d’un objectif de bien-être général, au seuil d’un consumérisme dopé à l’intelligence artificielle. Mérite-t-il de nous laisser glisser vers les scénarios les plus noirs, créditant une mortalité massive dans un avenir proche à l’échelle mondiale ?
Mégafeux : les start-up dopées à l’IA à l’assaut des incendies
Face à la multiplication des mégafeux, une nouvelle industrie est en train d’émerger. Caméras intelligentes, capteurs, drones et satellites promettent de détecter un départ d’incendie avant qu’il ne devienne incontrôlable. Un marché estimé à un milliard de dollars qui pourrait être multiplié par 2,5 d’ici dix ans.
Or, l’IA générative, en même temps qu’elle vampirise des ressources, possède une capacité inédite à saturer l’espace social de bruit. Le simple fait de se demander si un contenu (un texte, une vidéo ou une illustration) a été produite par l’IA est une manifestation de cette capacité de nuisance. En permettant la production massive de contenus dont l’origine devient difficile à établir, l’IA a engendré un marché de la suspicion généralisée, sur lequel prospèrent des entreprises de détection comme Pangram. Ces entreprises prétendent résoudre un problème créé par les technologies sur lesquelles reposent leurs propres dispositifs, tout en s’arrogeant le pouvoir de départager les productions humaines et artificielles.
Nouvelle industrie mondiale
L’Allemande OroraTech déploie ses propres satellites thermiques, tandis que l’Américaine Pano AI équipe déjà plus de 250 services de secours. États, collectivités, exploitants forestiers, énergéticiens ou assureurs deviennent les principaux clients de ces solutions. À côté des Canadair et des moyens terrestres, une nouvelle industrie mondiale est en train de naître : celle des plateformes d’IA capables de repérer un incendie avant qu’il ne se transforme en catastrophe.