La collaboration avec les plus qu’humains s’inscrit dans l’air du temps. Dans sa quête d’expériences et de récits où l’humain n’est plus au centre, toute une génération d’artistes se tourne vers d’autres entités s’engageant activement dans des relations avec nous, les arbres, mais aussi avec les plantes, les rivières, les oiseaux, les bactéries et les champignons.
Anaïs Berck : les arbres comme êtres vivants
La collaboration avec nous, les arbres, en tant qu’êtres vivants, est également manifeste dans la pratique récente d’Anaïs Berck. Dans Arnhemse Bomen Vertellen (Les arbres d’Arnhem parlent) et le projet de recherche Les Temps de l’Arbre, nous sommes les protagonistes, les acteurs au cœur de l’installation. Au cours de ces projets, la question de la nature concrète de cette collaboration avec nous, les arbres, s’est posée. Bien que l’objectif de l’œuvre artistique soit de sensibiliser les humains à notre existence et de tisser des liens avec nous grâce à la technologie, la démarche peut néanmoins donner l’impression d’une instrumentalisation des arbres à des fins artistiques.
Questions
Est-il possible de dépasser cette instrumentalisation de notre être, de notre écologie et de nos récits ? Est-il possible de nous accorder des droits d’auteur, un pouvoir de décision et une existence légale au sein d’une organisation ? Comment les humains peuvent-ils concrétiser, matérialiser et administrer une telle chose ? Peuvent-ils élargir le nous d’une équipe ou d’un cercle d’ami.es pour y inclure les arbres et les êtres plus qu’humains ? Et, par ailleurs, est-il même pertinent de nous intégrer aux structures humaines ?
Ces questions constituent le point de départ de Droits d’auteur pour les arbres, qui vise à proposer une réflexion sur les pratiques artistiques existantes qui s’inscrivent dans des collaborations avec les arbres et les êtres plus qu’humains, et sur la possibilité de formaliser la coopération artistique avec les êtres plus qu’humains.
Activités
Le projet comprend les activités suivantes :