Quels poèmes aimeriez-vous inclure dans l’anthologie de demain ? Cette installation permettait aux visiteurs de composer des sonnets mettant en lumière des éléments naturels, des technologies, ou ni l’un ni l’autre. Un poète artificiel était à l’œuvre. Une fois satisfait·es du résultat, les visiteurs pouvait imprimer leur sonnet et l’emporter chez eux.
Inspiration
Nous sommes tous·tes co-responsables des images du futur qui façonneront le monde de demain. Une Anthologie a pris ce constat comme point de départ. À l’instar des artistes humain·es, cette intelligence artificielle s’est inspirée d’autres auteurs. Elle a utilisé Cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau pour composer de nouveaux sonnets en substituant des noms, tout en respectant le mètre et la rime. Mais bien sûr, elle a commis des erreurs.
Sources
Afin d’apprendre un champ sémantique de mots liés à la nature et à la technologie, le poète artificiel a lu environ 1400 romans d’une centaine d’auteurs de science-fiction et de fantaisie, dont L’Île mystérieuse et d’autres romans de Jules Verne, Guy de Maupassant, Isaac Asimov, Philip K. Dick, Ursula K. Le Guin, mais aussi des auteur·ices contemporain·es tel·les qu’Anne Rice, Haruki Murakami, William Gibson et Iain Banks.
Méthodes
Le poète artificiel a analysé les romans à l’aide d’un réseau de neurones calculant le contexte linguistique des mots dans un espace multidimensionnel. Il s’est ensuite appuyé sur Lexique, un corpus de phonèmes, de genre et de nombre de syllabes développé par Boris New et Christophe Pallier de l’Université de Savoie Mont-Blanc. Enfin, Une Anthologie a matérialisé le poème grâce à Plotto, un traceur à plume des années 1980.
Collaborateur·ices
On ignore quels autres arbres ont participé à la formation du poète artificiel ; ce qui est certain, c’est que les œuvres de fiction antérieures contenaient de nombreuses références et descriptions de la nature.
Les collaborateur·ices humain·es de ce projet étaient Gijs de Heij (programmeur et graphiste) et la greffière des arbres An Mertens. Nous avons créé cette œuvre à l’invitation de Sofiane Laghoouati, commissaire de l’exposition Bye Bye Future! au Musée Royal de Mariemont.
Sources: https://gitlab.constantvzw.org/algolit/mariemont
Un grand merci à Sofiane Laghouati, Musée Royal de Mariemont, Christophe Pallier, Antoine Amarilli, Open Source Publishing, Constant.