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Le champ
Au cours du xxe siècle, le bâti a progressivement gagné tout Sevran, suivant une dynamique d’urbanisation par à-coups, particulièrement intensive durant les années 1970. Dans ce contexte, la vacance de la plaine Montceleux constitue une énigme à résoudre : comment et pourquoi a-t-elle si longtemps et jusqu’à aujourd’hui résisté au mitage urbain ? Si des raisons structurelles expliquent que le terrain n’a pas d’emblée été investi par des lotissements, il n’est pas resté délaissé par dépit, au contraire ! Bien avant les années 2010 et le déploiement métropolitain du Grand Paris, ces 32 hectares ont suscité ambitions et convoitises, pour y accueillir d’abord des infrastructures de transport nécessaires au désenclavement de la commune et à la mobilité en Île-de-France en général, puis des aménagements dédiés. C’est précisément parce que des projets de nature diverse s’y sont échafaudés, et ont l’un après l’autre posé leur emprise sur ce bout de terre, qu’il est encore vierge aujourd’hui.
Le terme de « projet » peut être entendu de multiples façons, souvent dans une perspective entrepreneuriale ou critique. La synthèse collective dirigée par Martin Giraudeau et Frédéric Graber, Les Projets. Une histoire politique, en recense quatre acceptions contradictoires, qui font du projet soit un produit de l’époque moderne, soit plus spécifiquement une nouvelle dynamique qui émerge depuis les années 1980, soit un modèle normatif de gestion, ou encore un mode d’innovation fait de tâtonnements, d’essais et d’erreurs. Nous empruntons ici leur définition : « toute action qui doit être l’objet d’un examen préalable par une instance de validation ou de financement » qui, par son large spectre, permet de rendre compte de la diversité des projets proposés à Montceleux, quel que soit leur degré de réalisation.
Paradoxalement, la plaine Montceleux doit sa longévité à une succession d’initiatives finalement avortées au nom desquelles, à chaque fois, ses jours en tant qu’espace originellement agricole ont été comptés. Pourtant, à lire les nombreux documents techniques ou commerciaux vantant la pertinence de nouvelles perspectives la concernant, il n’est jamais fait mention de cette longue généalogie, sans doute parce que ces projets n’ont jamais existé. Bruno Latour, en écrivant l’histoire de l’abandon du projet Aramis, souligne la fragilité essentielle de tout projet, décrit comme une fiction « par définition […] puisque, au début, il n’existe pas, [ensuite parce qu’]il ne saurait exister, puisqu’il est en projet ». Il invite à ne pas voir dans le projet un objectif seulement, mais un processus fait de contingences. Alors que nous sommes régulièrement invité·es à penser comment vivre sur les ruines du capitalisme, l’histoire de ce champ demeuré vierge interroge d’autres héritages avec lesquels composer : les traces mémorielles et matérielles des fantômes de projets abandonnés.
L’emplacement du champ de l’ancienne ferme Montceleux à la frontière nord de Sevran explique en partie pourquoi cette parcelle n’a pas fait l’objet des premiers projets immobiliers de la commune. Localisée à la fois en périphérie de la ville et plus globalement de l’extension du tissu urbain depuis le centre parisien, elle n’a pas suscité le même intérêt que les zones situées dans le centre-ville, le long du canal de l’Ourcq et du chemin de fer, ou celles proches de la gare de Sevran-Livry. Une telle vision déterministe comporte néanmoins des limites, comme en atteste la présence de lotissements à Villepinte sur la bordure nord de la plaine, déjà en 1933.
Un risque d’une autre nature a pu préserver la nature agricole de la plaine Montceleux : celui d’explosion, lié à la présence de la Poudrerie nationale jusqu’à sa fermeture en 1973. Mais les terrains proches des Sablons, qui jouxtent aujourd’hui le parc de la Poudrerie, ont rapidement été investis une fois ce risque écarté, dès le début de la décennie 1980. Il faut donc chercher ailleurs une cause à sa vacance.
Si certaines villes, telle Chilly-Mazarin en Essonne, parviennent à reprendre possession des emprises de l’État, ce n’est pas le cas de Sevran, malgré la volonté municipale. Le 16 janvier 2018, l’État vend finalement le terrain à Grand Paris Aménagement pour 13193400 euros. Mais il a entre-temps, depuis les années 2000, fait l’objet de nombreuses projections qui lui ont à chaque fois dessiné un avenir différent.
L’emplacement du champ de l’ancienne ferme Montceleux à la frontière nord de Sevran explique en partie pourquoi cette parcelle n’a pas fait l’objet des premiers projets immobiliers de la commune. Localisée à la fois en périphérie de la ville et plus globalement de l’extension du tissu urbain depuis le centre parisien, elle n’a pas suscité le même intérêt que les zones situées dans le centre-ville, le long du canal de l’Ourcq et du chemin de fer, ou celles proches de la gare de Sevran-Livry. Une telle vision déterministe comporte néanmoins des limites, comme en atteste la présence de lotissements à Villepinte sur la bordure nord de la plaine, déjà en 1933.
Un risque d’une autre nature a pu préserver la nature agricole de la plaine Montceleux : celui d’explosion, lié à la présence de la Poudrerie nationale jusqu’à sa fermeture en 1973. Mais les terrains proches des Sablons, qui jouxtent aujourd’hui le parc de la Poudrerie, ont rapidement été investis une fois ce risque écarté, dès le début de la décennie 1980. Il faut donc chercher ailleurs une cause à sa vacance.