The White Piece

Création 2018
Durée 60 min
Pièce pour 11 interprètes

Chorégraphie Maud Le Pladec
Création lumière Éric Soyer
Création musicale Pete Harden
Compositeur(s) en cours
Costumes Alexandra Bertaut
Assistant Julien Gallée-Ferré
Distribution Maria Silva, Olga Dukhovnaya, Régis Badel… (en cours)

« J’imagine The White Piece comme une pièce en résonance une page blanche à partir de laquelle je recommence. »
Maud Le Pladec

La chorégraphie sérielle ou « partitionnelle » sera portée par un groupe formé de douze interprètes. Maud Le Pladec axe son travail sur la combinaison d’une recherche purement formelle et d’un travail sur le groupe. Les procédés d’écritures pouvant aller de formules arithmétiques, présidant à la composition, aux différentes potentialités kinesthésiques et performatives de l’interprétation en danse. L’écriture du mouvement sera au centre de l’expérience physique pour inventer une danse « tautologique », une danse qui parle de la danse.

Il s’agira d’exploser les frontières de cette boîte noire, d’en interroger ses limites, de déborder de l’espace scénique et d’étirer la frontière entre l’espace public et le plateau. Le travail d’Éric Soyer sera déterminant dans l’invention de cet environnement. La lumière mettra à jour ou choisira de ne pas divulguer la danse. Entre black out et plein feu, aube et crépuscule, les variations lumineuses accompagneront notre regard et nos sens. Le travail sur la lumière, imaginé autour d’une réflexion sur la redistribution de lumineuse, l’aveuglement, le jour - la nuit poussera à l’épure de la mise en scène du corps (dansant) connecté à sa pensée et son intériorité.

Le travail et la réflexion de The White Piece porteront donc et avant tout sur la perception des corps et leur rapport à leur environnement physique, intérieur, périphérique et lointain. Le corps et la voix des danseurs deviendra la source sonore de la partition musicale. Sous tendue par des œuvres de musiques classiques ou contemporaines, non diffusées sur le plateau, la danse répondra à des systèmes spatio-temporels déterminés en amont par ces partitions. Le va-et-vient entre la composition sonore des danseurs et les partitions « cachées », qui sous-tendent l’écriture du mouvement, formant une logique indescriptible, une sorte de contrepoint « fictionnel » qui éveille l’œil et l’oreille des spectateurs. Ce dispositif sonore, créé et arrangé par Pete Harden, déplacera le travail de la musique, non plus comme centre du projet, mais comme révélateur, permettant d’expérimenter un renouvellement de l’injonction « balanchinienne » ou comment « regarder la musique et écouter la danse ».

Production Centre chorégraphique national d’Orléans # Coproduction (en cours)

Le spectacle sera créé au festival Montpellier Danse en juin 2018.